Camp annuel du personnel de l’école de Mae Woei et de la coopérative.

C’est la fin de l’année scolaire en Thaïlande. Dans le village de Mae Woei, le pli a été pris de partir fêter l’arrivée des vacances entre professeurs et personnel de la coopérative de tisserandes et de l’atelier de couture, lors d’un week-end de pêche et de détente au cœur de la jungle. Jean, volontaire à Mae Woei pour Terres Karens nous raconte.

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Comme chaque année, c’est un moment d’excitation pour les professeurs de l’école et les couturières de la coopérative. Mocafe, l’éléphant, est sollicité pour porter les lourds cartons de petites douceurs; le cochon de 130 kg sait déjà qu’il ne finira pas la journée et toute l’équipe est rapidement dans l’ambiance dès le lieu du départ.

A 1h30 de marche, le long de la rivière, une place de bivouac est depuis des années le lieu de cette rencontre de 3 jours et 2 nuits. Tout au long du trajet, fidèles à leurs racines de cueilleurs, les karens remplissent leurs paniers au fur et à mesure de la marche d’herbes et autres éléments de dame Nature qui compléterons nos agapes.

Le camp se monte, la machette coupe et taille le bambou, dressoir à vaisselle, grille du cochon, verre, réserve d’eau –et même bouilloire-, cuillère, tout cela apparaît sous la dextérité ancestrale de nos chers karens. Les hamacs sont tendus, les pidas –bambou transformé en planche- couvre le sol et les chras –ficelle de bambou- tiennent le tout.

La bière fait pchitt, le cubi de vin se perce, le Spy sucré coule dans les gosiers et pour les plus téméraires, c’est l’alcool de riz. Le cochon arrive dans de lourd sac à dos d’hommes. Les femmes aux abats, les hommes sur les gros cartiers. On rigole et les yeux pétilles de la fricassée à venir. Elle ne tarde pas ! ! !

Le temps s’écoule doucement, cueillette, pêche au filet, harpon. La jeunesse qui accompagne les parents n’est pas en reste et passe la journée les fesses dans l’eau.

On joue à des jeux de hasard, on parie, on lit et échange les potins croustillants entre filles…

La dernière matinée, l’estomac gargouille un peu, la digestion est un peu indisposé. On a trouvé le coupable : l’eau de la petite source que l’on a bu durant 3 jours ! Mais au fond de nous, tout le monde sait que c’est une excuse et que l’on ne préfère pas s’avouer la quantité colossale de graton et autre friture de cochon engloutie durant ces 3 jours de fêtes ! ! !

Petit film sur l’édition de 2014.





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